L'inspecteur Saber Gharib

. 8 juin 2007
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Il est 04h30 du matin, le silence de la nuit se rompt par une lointaine voix de moaadine appelant a la prière, Saber lui, n’a toujours pas pu fermer l’œil, il est assis depuis bientôt dix longues heures dans le salon de sa maison, avec comme seul source d’éclairage une petite lampe de faible tension improvisé sur la façade de son domicile, placé a un mètre de l’unique fenêtre qu’avais sa humble demeure, situé dans le vieux quartier du Mellah à Rabat, une maison qui l’a vu grandir, s’épanouir, se pourrir, se détruire.

Il était assis sur une chaise en bois, les pieds croisés et les coudes posés sur une table rectangulaire en bois aussi, où il avait déposé son arme de service et sa plaque de policier ainsi qu’une bouteille de vin rouge et un cendrier pleins de mégots de tabac noir sans filtre, habitude hérité de ces années de service dans l’armée. Sur le mur derrière lui, il avait accroché l’unique photo qu’il a gardé de son passé, celle de son père le tenant dans ces bras quand il avait cinq ans.

A côté de son lit, une radio cassette reproduisant sans arrêt des chansons d’ Oum Kalthoum faisait office d’unique accompagnateur de cet homme dans ces longues nuits de solitude, l’odeur des cigarettes envahissait l’atmosphère suffocante de cette maison au passé plein de tourments et de tristesses.

Saber gharib vint au monde un vendredi après-midi du mois d’août de 1957, grâce en partie a la Kaabla du quartier et aux efforts de sa mère qui, après plusieurs jours d’intenses douleurs et de difficultés lui donnât la vie dans cette même maison ou il vit encore aujourd’hui, ces difficultés extrêmes lors de sa naissance annonçait déjà une vie pleine de malheurs et de calamités, pourtant sa mère semblait avoir de l’expérience en la matière, vu qu’elle avait passée plus de la moitié de sa vie enceinte, puisque a ces trente ans elle en était déjà a sa dixième grossesse.

Le fait qu’il soit le petit dernier de la famille ne voulait forcément pas dire qu’il était le plus aimé ou gâté, chaque fois que son père le regardait, c’était une bouche de plus à nourrir qu’il voyait et rien de plus, déjà qu’il avait du mal a rentrer les poches pleines chaque jour dans ce Maroc post coloniale où on survivait comme on pouvait, ou plutôt comme on savait, et ce que savait faire son père ne lui permettait pas d’offrir une vie aisé a ces enfants comme il en a tellement rêvé avant de venir s’installer à Rabat a l’âge de 17 ans fuyant la famine qui ravageât son village en 1933 prêt de Meknes suite a d’interminables sécheresses, son père était un fabriquant de babouche prêt de Souk Sebat dans la Médina Rbati, il tenait un petit magasin dans une ruelle étroite peu fréquenté a quelque dizaine de mètre de la mosquée de Sidi Fateh ou il avait l’habitude d’aller prier tout les jours et ou y on appris le coran ces enfants sous la tutelle du fqih de la mosquée ( cherif el kasmi), grand savant et ami de longue date du père de Gharib.

Cette extrême pauvreté où grandit Saber et cette absence de tendresse parentale que caractérisa son enfance marquera son caractère pour toujours, le rendant incapable d’exprimer ces sentiments ni d’avoir une vie sociale, le poussant à l’isolement et au refus de tout contact humain une bonne partie de sa déplorable vie.

Son bras droit lui fait encore mal depuis tout a l’heure, il rallume une cigarette qui étais moitié éteinte et ce met à observer le lever du jour depuis sa fenêtre, il regarde les gens revenir de la mosquée a pied entrain de discuter jovialement en voix basse, preuve qu’ils ont l’habitude d’aller prier chaque matin, il n’arrive pas a oublier le regard de cette petite fille regardant le néant plongée dans sa baignoire avec sa mère et son petit frère tous nues submergées dans leurs propres sangs, et pourtant il en a vu des scènes de crime dans sa vie, mais sûrement pas si atroce que celle vue cette après midi, la mise en scène macabre de l’assassin confirmer qu’il s’agissait d’un professionnel de la mort, quelqu’un qui avait un sang froid digne d’une personne très intelligente consciente a tout moment de ce qu’elle était entrain de faire, a en voir le résultat, une famille massacrés dans sa propre villa, dans sa propre salle de bains, réunit dans sa propre baignoire avec la mère dans le rôle de la protectrice de ces poussins. Saber était inquiet, car c’est le troisième crime commit de la même façon en l’espace de dix jours dans une ville réputé pour être l’une des plus sur du royaume, il se poser des milliers de questions durant toute la nuit sans pouvoir trouver une réelle réponse a ces interrogations…Qui est ce type ? Que prétend-il au juste ? Et le plus important, pourquoi fait-il tout cela ?

La ville commence a reprendre son activité normal, inconsciente du danger qui rôde dans ces rues, il est huit heures du matin, Saber est a court de cigarettes, il doit sortir en acheter, de toute façon il faut qu’il présente son rapport a son supérieur a dix heures au plus tard, en ouvrant la porte de sa maison, il voit mahmoud le fils de la voisine d’en bas vêtu de son tablier bleu nuit avec son cartable sur son dos le regardant les yeux et la bouche grande ouverte presque immobile avec un petit papier au bout de sa main gauche, il lui dit : « Un monsieur vient de me donner 20 dirhams pour que je te remette cette lettre », Saber la prend et demande au petit de lui décrire cette personne, le gamin répond que pour 20 dirhams de plus il pourrait s’en rappeler, Gharib lui donne ces foutus dirhams, l’enfant lui décrit le type comme étant grand de taille avec une grosse moustache et de grosse mains, mais qu’il n’avait pas pu distinguer bien son visage puisqu’il portait des lunettes de soleil Ray ben et une casquette noir. Dévalisé par un petit morveux de neuf ans, lui donnant des informations inutiles et le privant de cigarettes, Saber rebrousse chemin et rentre chez lui avec la lettre a la main, il se rassoit sur sa chaise en bois, ouvre la lettre qui contenait aussi une petite clé, il commence a lire :

« Monsieur Saber,

Afin de donner plus de sens a votre misérable vie, je voudrais vous inviter à partager avec moi un jeu assez intéressant, ce jeu consiste a ce que vous soyez le policier et moi le voyou, je vais vous avouez un petit secret, l’auteur du crime d’hier c’est moi, d’où vous concluriez indirectement que je suis aussi l’auteur des deux autres meurtres de la semaine dernière, je vous ai choisi parce que vous êtes réputés par votre sens du devoir et votre honnêteté ainsi que par votre intelligence au sein du corps de police de la ville, j’avoue que je vois en vous l’adversaire idéal, je vous informe que j’ai l’intention de commettre un autre crime dans les prochains jours , je vais vous donnez l’occasion de réduire la distance qui nous séparent en vous proposant une énigme qui vous permettra de vous faire une idée sur l’identité, ou lieu de mon prochain meurtre…voici un premier très facile dont le résultat est un numéro, ce numéro vous permettra de continuer ma poursuite, je vous souhaite bonne chance.

Trouvez le nombre qui manque :
12 février = 14
10 mars = 13
9 avril = 13
5 août = 13
14 sept = ? »

Sera-t-il capable de résoudre se premier énigme ? Ce qui est clair c'est que sans votre aide, il lui sera très difficile de traquer se tueur sanguinaire, alors n’hésiter pas a lui faire part de vos solutions.

7 commentaires:

_BrainDamage_ a dit…

Sympa, le coup de l'énigme j'avoue que c'est accrocheur même je ne parviens pas à la résoudre. Pour ma part je suis en pleine rédaction d'une nouvelle de type Noir:

http://out-black.blogspot.com/

Peut-être pourrions-nous à l'avenir nous consulter mutuellement.

Mehdikan a dit…

@ braindamage
merci pour ton passage, je viens de jeter un coup d'oeil a derb el haja ;-) ça promet mon ami, félicitations...
je serais enchanté de collaborer avec toi, ça me semble une très bonne idée , d'ailleurs j'ai une petite histoire qui commence a germer dans ma petite tête ces jours ci et qui pourrais t'intéresser...il faut juste un peu de temps pour que l'idée se consolide :-)
la solution de l'énigme est très simple il faut juste faire un petit effort de calcul c'est tout, le prob c'est que si l'énigme ne se résout pas il n'y auras pas de suite a l'histoire :-(
la continuité de l'enquête est entre vos mains les amis...

une marocaine a dit…

Je l'ai trouvé c'est 23. Je ne dis pas comment je l'ai trouvé pour laisser les autres y penser mais franchement j'ai pas eu à me creuser la tête ! Quelle modestie !!!!!!!!!!!!

Je te connaissais pas ce talent d'écrivain et de romans policiers en plus ! Bravo pour ce talent :)

Merci pour ces repères de Rabat, je me les suis visualisée ! Cette ville me manque.

Mehdikan a dit…

@ une marocaine
Bravo a lalla, tbarklah 3lik w safi, grâce a toi l'aventure peut continuer, j'en profite pour annoncer que le premier a résoudre l'énigme apparaitra dans le suivant comme special guest star, alors notre prochaine invitée c'est une marocaine,Bon Bloggging

une marocaine a dit…

Merciiiiiiiiiiiiiii bp à Sidi. J'attends la suite avec impatience ;) :))))))))))))

pofpof a dit…

@ mehdikan

moi aussi je dis 23 ....et je sais commmentttttttttt
14+ 9= 23 je ne dirai pas plus....... ;)))))))

franchement , j'ai bcp aimé ton histoir...ma3andi mantssalek

Larbi a dit…

mehdi mais c'était fastoch :)
14+9=23.

si tu veux quelqu'un pour le rôle de la victime je me porte candidat :)